PERSONNAGES de la SERIE “Débarcadère”
Photographie documentaire : Florence Aigner
FATOU - MALI - Immigration en France (Ph. Florence Aignier)
“Ma petite Fatou, bouge tes fesses, te laisse pas faire, avance même si c’est difficile, tu vas y arriver !”.
L’amour a poussé Fatou à quitter sa terre natale. C’est en lui qu’elle a puisé la force de partir et en lui qu’elle trouve l’énergie nécessaire à son intégration en France.
ALI -IRAN - Immigration en France (Ph. Florence Aignier)

“Les films de guerre me font mal…”
Enrôlé de force et très jeune dans la guerre Iran-Irak, Ali a échappé miraculeusement à la folie de la guerre. Il lui en reste de profondes lésions intérieures, mais aussi un appétit inégalé pour la vie.
HENRIETTE - ZAIRE - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)

“Partout où je suis je dois pouvoir aider parce que même s’il ne le dit pas ouvertement, quelque part l’autre a besoin de moi”.
Henriette vient en Belgique pour les études de son mari. Elle compte repartir lorsqu’ont lieu les événements sanglants de Lubumbashi. Elle reste en Belgique et y réalise le rêve qu’elle avait au Zaïre : monter une boutique de couture où elle aide de jeunes mamans à se former.
Elle habite un petit village proche de Louvin-la-Neuve où son arrivée n’est pas passée inaperçue.
MAURIZIO - MEXIQUE - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)
“Je crois qu’en émigrant, j’ai mis pleinement ma vie en jeu.”
Croyant trouver une bourse en Belgique, Maurizio a décidé de s’installer avec sa femme à Bruxelles. Pour faire face aux frais du voyage, il vend son mobilier et jusqu’å ses cadeaux de mariage. Son immigration lui a coûté quelques années de galère et une séparation avec sa femme repartie au Mexique avec leur bébé. Mais, malgré les difficultés, Maurizio dit avoir trouvé un sens à sa vie.
MOHAMMED - TUNISIE - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)
“J’ai beau être Belge, être intégré, il y a toujours quelque chose comme quoi je suis étranger. C’est dans le physique. On est repéré”.
Adolescent Mohammed tourne au “voyou“ et puis aussi il a des ennuis cardiaques depuis l’enfance. Pour ces deux raisons, ses parents décident de l’envoyer en Belgique où ils ont un cousin. Mohammed s’acclimate et finit par épouser une Belge avec qui il a deux enfants. Il nous parle du mariage
mixte, de son opération à cœur ouvert et de son éternelle condition d’étranger dans le regard des autres.
LHAMO – TIBET - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)
“Finalement c’est à travers la Belgique que j’ai appris à connaître mon peuple. Il y a un rapport d’échange“.
Lhamo avait 6 ans lorsque ses parents, ne pensant qu’à un meilleur avenir pour elle, acceptent qu’elle soit adoptée par une famille belge. Elle se retrouve très vite traitée comme une fille au pair. Et à dix huit ans, elle décide de quitter sa famille d’adoption.
Elle poursuit toujours son rêve : réussir pour pouvoir venir en aide à ses parents qui ont, dit-elle, “fait le plus bel acte d’amour qui soit”.
ANATOLE -BENIN - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)

“La morale ? Qu’est-ce que c’est la morale ? C’est être conscient.”
Comme le veut une coutuime, Anatole avait été élu roi par les sages de son village. Mais il ne voulait pas être roi, il refusait les rites d’initiation et s’est enfui. Alors il s’est embarqué clandestinement sur un bateau pour échapper au châtiment des villageois : la mort.
Maintenant il n’a plus peur de mourir : il sait qu’en Belgique on ne découpera pas son cadavre en morceaux…
Après deux ans sans nouvelles de sa femme et de ses enfants, il voit enfin sa famille réunie.
IRENE- RUSSIE - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)
“Le vingtième siècle est le siècle de l’Immigration. Il y en a eu des dizaines d’Immigrations. Pour les gens c’était une expérience dure.”
Issue d’une famille de l’aristocratie russe, Irène a émigré à la révolution en 1917. Elle est maintenant installée depuis de nombreuses années en Belgique. Son périple fait penser à des scènes de“ Docteur Jivago“. Irène porte sur son expérience un regard étonnamment jeune. Pour elle l‘Immigration a développé sa tolérance et son mépris du racisme.
SAMIR - ALGERIE - immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)
“En Belgique quand je marche, je marche à l’aise, quand je mange, je mange à l’aise, quand je dors, je dors à l’aise !”
Samir est d’une famille de 12 enfants, d’origine berbère. Son père a été tué à l’hôpital et il y a quelques mois, peu avant le tournage, son frère de 22 ans a été abattu de deux balles dans le dos en plein Alger par des inconnus.
Il s’est caché sur un bateau pour partir en Belgique “où tu trouves les Droits de l’Homme”.
Il a trois rêves : avoir une carte de séjour, pouvoir travailler “comme un homme”, aider sa famille.
FLJORE - ALBANIE - Immigration en Belgique (Ph. Florence Aignier)

“Les Belges sont très très gentils par rapport à ce que j’ai connu, mais je crois que je me suis beaucoup adaptée à eux, c’est surtout ça.”
Emigrée à l’âge de 6 ans, Fjlore, parcequ’on ne lui expliquait rien, n’a pas compris pendant des années qu’il s’agissait d’un voyage sans retour. Ce n’est que maintenant qu’elle trouve peu à peu les réponses aux questions qui la hantent depuis l’enfance.
ANGELA - PHILIPPINES - Immigration en France

“Les enfants adoptés, on a tous ce syndrome qu’ils appellent ‘le sentiment d’abandon’ “.
Enfant trouvée à Manille, puis adoptée par une famille américaine, Angela habite maintenant en France. Pour elle, l’amour entre les êtres est la valeur essentielle.
OPHRA - ISRAEL - Immigration aux Etats-Unis (Ph. Georges Saint-Yves)
“As an immigrant, I didn’t really had to suffer, it’s just more work.”
What keeps me in life is really love because I don’t paint for myself, I paint for people, for my love to people. Also, the fact I came here is like a big sacrifice, because I feel I gave up that comfort of being related to my roots, my society, my family. But I feel the only way of giving yourself is being lonely.
ANDRE-JACQUES - BELGIUM - Immigration aux Etats-Unis (Ph. Georges Saint-Yves)
“When I came, I thought they would say : here is the young doctor, the promissing fellow coming from Europe. But when I called the hospital, they had absolutely no idea who I was.”






